Anticipation des risques d’opinion / Repérage des signaux faibles

Le risque d’opinion est devenu un risque « majeur » comme un autre. De fait, il n’est plus le propre des situations dites ‘de crise’ : il est une réalité quotidienne du management qui doit l’intégrer le plus en amont de sa politique d’organisation et de développement. Un maître mot : l’anticipation, véritable poumon d’une communication qui cherche avant tout à prévenir le pire. Il s’agit ici de mesurer les risques d’opinion et d’information que peuvent générer un projet délicat, un changement difficile ou une situation de crise. Avec un principe simple : le décèlement précoce des Signaux Faibles, annonciateurs de l’orage…

  • Vous avez besoin :
    • De mesurer le risque spécifique lié à l’opinion et d’en comprendre ses composantes
    • De comprendre les jeux d’acteurs qui émergeront lors d’une situation de crise
    • D’identifier leurs forces et leurs faiblesses
    • D’isoler les leviers qui permettront de s’appuyer sur plusieurs d’entre eux
  • Je vous propose :
    • Des enquêtes de sensibilité, à degré de confidentialité variable selon les besoins
    • Une stratégie de veille / ‘intelligence’ discrète au plus près des centres de décision à C, M ou LT
    • Un audit de sensibilité permettant de produire une connaissance claire d’un terrain sensible
    • Une étude des scénarios d’opinion possibles et/ou des risques d’opinion

Evaluation des menaces et des réponses nécessaires / Anticipation des signaux forts

Vous souhaitez préparer votre organisation à traverser une situation de crise. Vous estimez, à juste titre, qu’il faut dès maintenant bâtir une démarche de prévention permettant des réponses concrètes et adaptées à votre environnement, en prise avec vos contraintes d’organisation. Ainsi, vous avez besoin de procéder à l’évaluation des menaces pesant sur tout projet d’importance majeure pour votre développement et souhaitez aussi définir les fondamentaux de ce que sera votre dispositif de gestion de crise.

  • Vous avez besoin :
    • Les nouveaux risques (risques émergents), les sensibilités et les menaces liées à vos activités
    • L’acceptabilité d’un projet particulier, d’un changement difficile ou d’une évolution difficile
    • Les signes annonciateurs d’une crise (Signaux Faibles)
    • Vos propres capacités de veille et de lancement d’alerte, de réponse

     

  • Je vous propose :
    • De bâtir les principaux indices de confiance propres à votre organisation
    • De pré connecter les réseaux utiles ;
    • De co construire votre système interne d’alerte et de remontées d’information
    • D’assurer la définition et le co pilotage de la communication externe et de conduire la sensibilisation en interne

Démarches de mobilisation / Action

Vous souhaitez renforcer votre capacité de mobilisation au travers de nouvelles relations, plus fructueuses, davantage pérennes avec les parties prenantes d’un débat public en mouvement perpétuel. Vous avez besoin de définir quels seront les acteurs sur lesquels il vous faudra vous appuyer pour traverser un changement difficile, une évolution délicate ou une situation de crise. Vous souhaitez traverser au mieux un épisode professionnel ‘tendu’. En bref, vous voulez poser les bases d’une stratégie de mobilisation autour de votre projet / organisation / évolution.

  • Vous avez besoin :
    • De consolider vos relations actuelles
    • De (re) définir votre territoire d’influence ou d’élargir votre potentiel relationnel
    • De trouver de nouveaux alliés et d’entrer en leur contact
  • Je vous propose :
    • De faire le bilan de vos relations utiles et d’en redessiner le potentiel relationnel
    • De définir la stratégie de mobilisation la plus adéquate (adhésion, concertation, coalition, médiation, cicatrisation)
    • De vous accompagner lors de vos contacts (argumentaire, discours, veilles, fiches info…
 

En résumé :

Présentation synthétique des activités de conseil (Pdf. 4 pages)

 

A propos des signaux faibles :

  • C’est quoi, un signal faible ?

    Il s’agit d’informations fragmentaires, parfois mal structurées ou parfois très claires, qui ont cette particularité de permettre de déceler les crises de façon précoce.

    L’expression « signal faible » est tirée du vocabulaire de la sismographie et de la radiologie ; elle fait référence à des signaux, pulsations, vibrations, tremblements ou encore ondes presque indétectables. En futurologie contemporaine, le mot désigne, en termes pratiques, une anomalie observée qui va nous surprendre dans le parcours connu d’une transformation. Il est difficile de relier un signal faible à une tendance ou à un phénomène connu ; toutefois, le signal faible peut être utile dans l’identification d’une crise ou d’une émergence potentielle.

    L’idée des signaux faibles, des signaux avant-coureurs ou encore de ce que Diane Vaughan (The Challenger Launch Decision, University of Chicago Press, 1996) appelle des signaux routiniers présents dans les périodes précédant les crises, a d’ores et déjà été observée scientifiquement. Aux Etats-Unis, avant les travaux de Diane Vaughan sur l’explosion de la navette Challenger et Columbia, les recherches de Barry Turner (Man-Made Disaster, Butterworth-Heinemann, 1997) ont beaucoup contribué à établir ce constat. En examinant 85 accidents d’origine humaine de différentes natures, Turner démontrait que tous étaient précédés d’une phase précise qu’il appelait phase d’incubation. Ces périodes se caractérisent par des signaux faibles qui ne sont jamais pris au sérieux. La commission d’investigation présidentielle chargée d’enquêter sur les attentats du 11 septembre a elle aussi mis le doigt sur une quantité de signaux faibles qui furent mal interprétés ou pire encore ignorés.

    En France, Pierre Massé (Le plan ou I’anti-hasard, Idées Gallimard, 1965) a été l’un des premiers à présenter la notion de signaux faibles, qu’il décrit comme un signe annonciateur du futur : « un signe, insignifiant si l’on reste dans les dimensions du présent mais qui possède des conséquences réelles énormes ». Une des toutes premières introductions de ce même concept a été formulée par Igor Ansoff[1]. Son travail en stratégie d’entreprise vise à détecter au plus tôt les premiers signes d’avertissement qui pourraient compromettre la stratégie d’une organisation. Michel Godet, également considéré comme un expert dans le domaine des signaux faibles[1], définit un germe (c’est-à-dire un signal faible) comme étant un facteur de changement presque imperceptible au moment présent mais qui représentera une forte tendance dans le futur. Les tenants de cette école sont nombreux. Elle a constitué jusqu’à très récemment l’une des principales pierres angulaires de la recherche sur ce sujet.

    En théorie, le signal faible joue le rôle de stimulus inducteur, de déclic, d’interrogation suivie d’une réflexion. Pour  les travaux avancés du laboratoire LESCA (CERAG CNRS UPMF UMR 5820), spécialisé sur la détection de signaux faibles, celui-ci se caractérise par son caractère : fragmentaire ; incomplet ; incertain avec un niveau de fiabilité potentiellement faible ; imprécis ; ambigu ; avec un niveau d’utilité faible ou nulle ; potentiellement intentionnel de la part de l’émetteur ; subjectif ; peu visible, noyé dans un flot d’informations diverses ; aléatoire et irrégulier…

    Dans la catégorie des signaux faibles, on compte les anomalies, les observations, les interprétations, les phénomènes étonnants, les idées insolites, les croyances, les intuitions, les présages du futur, les germes, les nouvelles questions soulevées, ou encore les problématiques alarmantes, les risques, les crises, les menace. Très proches des signaux faibles, cette catégorie inclue aussi ce que l’on appelle les wild card qui sont des événements à faible probabilité et à fort impact (Cf. Le Cygne Noir, Nicholas Nassim Taleb, Les Belles Lettres, 2002).

     

    Toute la difficulté est donc de savoir capter cette pépite au milieu du fleuve d’informations reçues quotidiennement par toute organisation, puis la traiter, la faire remonter aux niveaux hiérarchiques supérieurs pour tenter de la faire prendre en compte…

  • Et un signal fort ?

    Il s’agit d’informations évidentes mais non prises en compte par les autorités et les décideurs.

    Pour Claude Gilbert, Dir. Rec. CNRS et expert reconnu en ces matières, maintenir un intérêt pour les « signaux forts » apparaît nécessaire, qu’il s’agisse de mieux comprendre pourquoi des « signaux » annonçant assez clairement des catastrophes (comme dans le cas du sida, de la canicule, de Fukushima) ne sont de fait pas entendus et pourquoi, aussi, des cadrages et des définitions de risques conduisant de manière tout aussi claire à d’évidentes impasses échappent encore souvent à l’analyse critique : « S’interroger sur ce point est donc tout aussi important que de guetter, de traquer les précurseurs qui, « à faible bruit », annoncent les dérapages à l’origine d’accidents et de catastrophes (Vaughan, 1996) à travers des processus ordinaires ». On peut en effet craindre que les options prises en ce sens, aussi intéressantes soient-elles, ne contribuent à occulter certains aspects essentiels, si essentiels, si aveuglants, qu’on ne les voit pratiquement plus.

    Au cours des décennies passées et encore très récemment, les « signaux forts » n’ont pas manqué pour annoncer les accidents et catastrophes de tout type qui se sont effectivement réalisées. Un des cas les plus emblématiques est celui du sida dont la menace, dans le cas de la France, a été suffisamment bien perçue pour donner lieu à des alertes répercutées au sein de l’administration (Hermitte, 1996). Alertes non prises en compte et ne donnant donc pas lieu à une réaction adéquate. Le problème n’a alors pas été celui de l’intensité du signal mais de l’incapacité dans laquelle se sont trouvés une série d’acteurs d’entendre les « lanceurs d’alerte » (Chateauraynaud et Torny, 1999). Cette incapacité a résulté tout à la fois :

    – De la difficulté, dans un système de santé fortement marqué par le curatif, à appréhender une nouvelle maladie alors sans remèdes ;

    – A la considérer comme un problème de santé publique potentiellement grave, non uniquement associé à des groupes « marginaux » ;

    – Enfin, à concevoir des moyens de prévention autres que strictement médicaux (Setbon, 1993).

    Bien que fort, le signal pouvait être difficilement entendu dans le contexte français, comme ce fut aussi le cas lors de la canicule survenue en 2003. Là encore, malgré des alertes fortes, provenant notamment des entreprises funéraires, les autorités ont tardé à réagir (Lagadec, Laroche, 2005). Des acteurs du domaine de la santé publique expérimentés et soucieux, après « l’affaire du sang contaminé », d’éviter toute nouvelle crise sanitaire, se sont trouvés en porte-à-faux dès lors qu’était émis un signal fort mais « non conventionnel » et passant par des circuits inattendus. Une nouvelle fois, malgré l’intensité du signal, les décideurs ont eu des difficultés à penser l’impensable, à s’adapter à la surprise (Lagadec, 2000).

    Toute la difficulté réside ici dans la prise de conscience des niveaux décisionnaires supérieurs comme dans l’acceptation par le grand public. Avant qu’il ne soit trop tard.

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